Un mariage en Dordogne, au coeur de la campagne périgourdine
Un mariage à l’envers… et c’est très bien comme ça !
Qui a décidé qu’un mariage devait forcément se dérouler dans un ordre bien établi ? Préparatifs → cérémonie → cocktail → repas → soirée. Eux, on a décidé de faire autrement ! J’ai eu la chance d’être second shooter sur un mariage germano-mozambicain en Dordogne. Et autant vous dire que cette journée n’a pas vraiment suivi le mode d’emploi habituel.
Et finalement, pourquoi faudrait-il toujours faire comme tout le monde ?
Un mariage en Dordogne qui commence… par de la salsa
Ici, pas de cérémonie pour commencer la journée. On attaque directement par quelques pas de salsa dans une vieille grange en terre battue, en pleine campagne périgourdine. Les mariés avaient envie de réunir leurs proches dans une ambiance à la fois chill, chaleureuse et rythmée. Alors autant commencer par faire bouger tout le monde ! Une entrée en matière plutôt originale pour un mariage… et franchement, j’adore. Après cette mise en bouche pleine d’énergie, les mariés sont partis se préparer avant de retrouver leurs invités pour un cocktail à l’ombre de cette vieille bâtisse.
Puis est venue le temps de la cérémonie laïque, chargée d’émotions. Parce que même quand on décide de bousculer l’ordre des choses, il y a quand même quelques incontournables : les regards qui brillent, les rires, les larmes et tous ces petits moments qui racontent ce qui lie deux personnes.
Un repas au cœur de la campagne périgourdine
Après la cérémonie, s’en est suivi un joyeux ballet de chaises, de parasols et de tables dans la cour de la maison. Le repas était prévu en extérieur, avec cette ambiance simple et conviviale que j’aime particulièrement dans les mariages en pleine nature. Pas besoin d’en faire des tonnes. Des gens qu’on aime, une grande tablée, de la bonne humeur et un joli coin de Dordogne.
Pourquoi être second shooter quand on est photographe de mariage ?
C’est une question que l’on me pose parfois : pourquoi être second shooter sur un mariage alors que l’on est soi-même photographe de mariage ?
Pour moi, c’est essentiel. Quand on est le photographe principal, on a forcément une petite voix dans la tête qui pense au « safe shoot ».
Les images indispensables.
Ne rien rater.
Être au bon endroit au bon moment.
Penser à la chronologie.
Anticiper la prochaine étape.
Et c’est normal : on est là pour raconter toute la journée.
Mais être second shooter permet de lâcher un peu cette pression. On peut se déplacer autrement, chercher un autre angle, jouer davantage avec la lumière, tenter une composition différente, photographier un détail auquel on n’aurait peut-être pas pensé…
Bref : expérimenter.
Et pour moi, cette journée a été l’occasion de travailler non seulement mes cadrages et ma créativité, mais aussi… mon anglais ! Parce que quand tout le monde autour de vous parle anglais, il n’y a plus vraiment moyen de se cacher derrière son « I understand, but I don’t speak very well » !
Entre les échanges avec les invités, les indications à comprendre et les discussions improvisées, j’ai finalement autant fait travailler mon cerveau que mon œil de photographe.
Sortir de sa zone de confort pour continuer à progresser
Être second shooter permet aussi de nourrir son regard de photographe. On observe autrement. On n’est pas aux commandes. On regarde ce que fait un autre photographe, sa manière de se déplacer, de composer, de chercher la lumière. Et surtout, on peut se permettre de tenter des choses sans avoir cette petite voix qui répète : « Oui, mais est-ce que cette photo va être suffisamment sûre ? » Pas de pression de devoir tout raconter. Juste la possibilité de chercher, tester, regarder autrement. Et c’est aussi comme ça qu’on continue à progresser, qu’on nourrit son regard et qu’on découvre parfois de nouvelles façons de raconter une journée. On revient forcément avec quelque chose dans ses propres valises photographiques.
Et ce mariage en Dordogne était parfait pour ça
Une vieille grange, de la salsa, une cérémonie laïque, une grande tablée dans la cour, de la campagne à perte de vue et un mariage qui refuse gentiment de rentrer dans les cases. Bref, exactement le genre de journée qui rappelle qu’un mariage n’a pas besoin de suivre un scénario pré-écrit.
L’essentiel, finalement, ce n’est pas l’ordre des choses. C’est que cette journée ressemble aux personnes qui la vivent.
Et ça, en tant que photographe de mariage, c’est probablement ce que j’aime le plus photographier.














